Sophie Adenot dans l’ISS en 2026 : “Je suis passée en mode compte à rebours”, témoigne l’astronaute française

Sophie Adenot dans l’ISS en 2026 : “Je suis passée en mode compte à rebours”, témoigne l’astronaute française

L’astronaute française, invitée de France Inter, va partir en mission à bord de la Station spatiale internationale (ISS) en 2026.


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Sophie Adenot, astronaute française, était l'invitée de France Inter le 27 mai 2024. (FRANCE INTER / RADIO FRANCE)

“Je suis passée en mode compte à rebours”, témoigne Sophie Adenot lundi 27 mai sur France Inter. L’astronaute française s’envolera en 2026 pour une mission à bord de la Station spatiale internationale. La pilote d’hélicoptère de 41 ans a terminé sa formation au centre des astronautes de Cologne (Allemagne) en avril, et se trouve déjà au centre spatial de la Nasa, l’agence spatiale américaine, à Houston (Texas), pour poursuivre sa formation.

“Deux ans, c’est demain, car quand on sait la somme de qualifications, de connaissances théoriques, opérationnelles, de compétences que j’ai à acquérir, ça va aller très, très vite”, raconte-t-elle. D’ici à 2026, elle a plus de “15 000 procédures à apprendre” pour effectuer sa mission à bord de l’ISS.

 
Elle a entamé le module “sorties extra véhiculaires”, les sorties dans l’espace, qui sont “un petit peu considérées comme étant le Graal de tous les astronautes, parce que c’est difficile mentalement, c’est difficile en tant que travail, en équipe, c’est difficile physiquement”. “Il faut savoir qu’on passe à peu près sept heures dehors, avec le scaphandre pour seul véhicule spatial qui nous protège”, explique-t-elle. Elle a donc fait “toutes les mesures des mains, des pieds, de tout le corps pour avoir un scaphandre à sa taille, car en plus, les scaphandres ont été conçus il y a des dizaines d’années et ils sont plus adaptés à une morphologie masculine”, donc “je travaille aussi beaucoup le sport pour me muscler et avoir la force suffisante pour le faire, et ça représente un petit défi supplémentaire en tant que femme”

Dans ce module, elle apprend également à “connaître comment manier de manière opérationnelle les ordinateurs de navigation, les procédures à bord de la station spatiale” car “quand on est là-haut, dans l’espace, il n’y a pas de mécano avec nous”. Contrairement au domaine de l’aviation, dont elle est issue, les postes sont séparés entre différents métiers. “On n’est donc pas seulement pilote dans le véhicule spatial, on est aussi mécano, maintenancier, etc.”, explique la pilote d’hélicoptère

 Au centre de Houston, elle a par ailleurs suivi des stages de survie dans des environnements montagneux ou maritimes, “c’est important parce qu’au retour, si le véhicule spatial arrive dans un endroit non prévu, parce qu’il y a une urgence à bord et qu’on doit vite partir, quitter la station avec le véhicule spatial, il se peut qu’on atterrisse sur Terre, dans un endroit qui est loin de tout, et il faut connaître les gestes de survie et comment se signaler rapidement pour permettre aux équipes de secours de venir nous retrouver facilement”

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