Sissy Mua épinglée par d’anciens employés sur leurs conditions de travail

Sissy Mua épinglée par d’anciens employés sur leurs conditions de travail

Si vous avez la flemme de faire du sport et que vous ne lorgnez pas sur les comptes de fitness, il y a de grandes chances que vous n’ayez jamais entendu parler d’une certaine Sissy Mua. Malgré tout, son blase risque fort d’atterrir dans vos recommandations « pour toi » sur TikTok au cours des prochains jours, et pas parce que l’algorithme de la plateforme chinoise espère vous faire sortir de votre canapé. Explications.

Mais qui est donc Sissy Mua ?

Si tout le monde ne connaît pas cette influenceuse fitness, cette dernière a quand même sa « petite » communauté. Près de deux millions de personnes la suivent sur YouTube, 50.000 sur « X », 638.000 sur TikTok, 1,4 million sur Insta… « Un esprit strong dans un corps strong », telle est la devise de cette Niçoise qui s’est fait connaître en publiant des vidéos de fitness.

Très suivie, donc, Sissy Mua, Célia Leo de son vrai nom, est âgée de 33 ans. Elle a monté plusieurs sociétés autour du business du fitness et autres, de la vente d’articles sportifs ou de nutrition en ligne (Tissy & co), à la création de portails numériques et vente de pub (Tissy) en passant par l’activité de blogueuse (Bkni). La jeune femme travaille notamment avec son compagnon, Tinihei Lorfevre, dit « Tini », qui est directeur général et actionnaire minoritaire de Tissy.

Tous deux gèrent aussi la marque « TrainSweatEat » (TSE), une application de « coaching en sport et nutrition », pour laquelle ils emploient plusieurs salariés.

C’est quoi le problème ?

Tout est parti d’un post de Sissy Mua sur la plateforme LinkedIn, dans lequel elle a annoncé le lancement d’une offre premium pour les entreprises, expliquent nos confrères de Var-Matin. « Voir maintenant qu’elle prône une super vie d’entreprise, parlant de santé mentale au travail […] alors que plusieurs personnes, y compris moi, avons du mal à nous remettre du harcèlement subi », a témoigné une ancienne salariée de TSE sur le compte Instagram #balancetastartup.

Dans la foulée, une dizaine d’autres collaborateurs y sont allés de leurs révélations sur les conditions de travail au sein de TrainSweatEat, relayées toujours sur le compte Instagram. « Travailler dans cette entreprise est un pur cauchemar », « travailler chez TSE, c’est être sous pression sans arrêt », « j’allais la boule au ventre tous les matins dans les locaux, je ne supportais plus de voir mes collègues pleurer », « c’est la pire expérience professionnelle de ma vie »… Les témoignages évoquent aussi des messages vocaux insultants, du harcèlement moral ou encore un manque de reconnaissance constant.

Forcément, pour un business autour du bien-être, de telles accusations ont jeté un froid. En réaction à la publication de #balancetastartup, de nombreux internautes ont assuré qu’ils avaient entamé les démarches pour se désabonner. « Purée j’ai un abonnement trois ans, je viens de leur écrire pour me désabonner et me faire rembourser mais j’y crois pas trop », commente Sophia. « J’ai arrêté mon abonnement, je me suis désabonnée de tous ses comptes… Elle bloque les commentaires, même les mentions en story ! », renchérit Cinderellova. « Tous les commentaires sur LinkedIn ont été supprimés ! En tant que directrice marketing et communication je me ”régale” de voir une si mauvaise gestion de crise ! », s’amuse même Caty.

Quelle est la réaction de Sissy Mua ?

Côté Sissy Mua, c’est le silence absolu. Contactée par Var-Matin et 20 Minutes, l’influenceuse n’a pas donné suite. Néanmoins, dans cette vidéo que l’influenceuse a postée à l’occasion de la nouvelle année, elle avait fait quelques confidences sur les dessous de sa vie d’entrepreneuse. « Avec Tini, on est dix heures par jour au bureau », « on a choisi de créer une société, d’y être très investis, d’en faire une deuxième, une troisième », expliquait-elle en réponse aux questions de ses followers.

« Au quotidien, je pense que je suis l’exemple de la vieille meuf aigrie », poursuit-elle. « Vous demanderez aux gens qui travaillent dans notre bureau, je pense qu’ils vous diront tous ça. Je suis quelqu’un qui rouspète », reconnaît-elle, précisant néanmoins, « mais, après, je pense qu’en réalité, c’est plus finalement une façade ».

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